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150 milliards d’euros, 13 millions de titulaires: deux chiffres, un succès

information fournie par Le Particulier 29/05/2026 à 16:07

Les encours des 13 millions de personnes qui détiennent un PER ont progressé de 20% en 2025 et de 46% depuis 2024. ( crédit photo : Getty Images )

Les encours des 13 millions de personnes qui détiennent un PER ont progressé de 20% en 2025 et de 46% depuis 2024. ( crédit photo : Getty Images )

Né de la loi Pacte en 2019 avec l’objectif de simplifier l’épargne retraite des Français, le Plan d’Épargne Retraite (PER) poursuit son impressionnante montée en puissance. Le dispositif rassemble désormais 12,9 millions de titulaires et concentre des encours record dans un contexte marqué par une défiance croissante vis-à-vis de l’avenir du système de retraite par répartition.

Sommaire:

  • Les encours du PER: une croissance fulgurante
  • Epargne retraite: une progression sur tous les fronts
  • Vers la fin du tabou de la capitalisation?
  • Flexibilité et avantage fiscal: le duo gagnant

Les encours du PER: une croissance fulgurante

Selon les derniers chiffres(1) publiés par le ministère de l’Économie, les encours du PER ont atteint 150,4 milliards d’euros à la fin de l’année 2025, contre un peu plus de 125 milliards un an auparavant. La progression atteint ainsi 20% sur douze mois et dépasse désormais 46% sur deux ans. « Il y a désormais plus de 12,9 millions de titulaires du PER, pour un total de 150,4 milliards d'euros d'encours au 31 décembre 2025 », indique ainsi Bercy dans son communiqué.

Epargne retraite: une progression sur tous les fronts

L’engouement des épargnants concerne l’ensemble des compartiments du produit, qu’ils soient individuels ou collectifs:

  • Le PER individuel (PERIN) reste le principal moteur du dispositif, avec 88,5 milliards d’euros d’encours, soit une progression de 21% sur un an.
  • Le PER collectif d’entreprise (PERECO), ouvert à l’ensemble des salariés, affiche 33,86 milliards d’euros d’encours, en hausse de 22%.
  • Le PER obligatoire (PERO), réservé à certaines catégories de salariés, atteint 28,04 milliards d’euros, en augmentation de 13%.

Cette montée en puissance illustre ainsi la démocratisation progressive de l’épargne retraite, aussi bien dans la sphère privée qu’au sein des entreprises.

Vers la fin du tabou de la capitalisation?

Au-delà des chiffres, le succès du PER révèle surtout une évolution profonde du rapport des Français à la retraite. Car les rapports de force ont changé. La retraite par capitalisation, longtemps perçue avec prudence, semble désormais davantage acceptée comme un complément nécessaire au système par répartition.

En toile de fond, la confiance dans l’État providence continue de s’éroder. Une étude(2) du Cercle des Épargnants, publiée en début d’année, révèle ainsi une inquiétude massive: 81% des Français se disent préoccupés par l’avenir du système de retraite par répartition. Cette crainte augmente avec l’âge et atteint 85% chez les retraités de 65 ans et plus.

Comment expliquer cette méfiance? Les raisons sont nombreuses: réformes successives, vieillissement démographique, tensions sur le financement des retraites… Tous ces éléments poussent une partie croissante de la population à vouloir sécuriser elle-même une partie de ses revenus futurs. Toujours selon cette étude, 60% des personnes interrogées considèrent à ce titre qu’une part de capitalisation est nécessaire pour assurer la viabilité du système de retraite.

Flexibilité et avantage fiscal: le duo gagnant

Mais si le PER a su cristalliser cette prise de conscience, c’est aussi grâce à ses atouts intrinsèques, puisqu’il corrige certains défauts des anciens produits (comme le Perp ou Madelin). Le produit séduit d’abord par sa souplesse. Au moment du départ à la retraite, l’épargnant peut choisir librement entre une sortie en rente, en capital - en une ou plusieurs fois - ou une combinaison des deux.

L’introduction de possibilités de déblocage anticipé, notamment pour l’acquisition de la résidence principale, a également permis de rassurer les épargnants les plus jeunes en limitant l’effet d’une épargne totalement bloquée jusqu’à la retraite.

Enfin, l’argument fiscal reste l’aimant principal du produit. Les versements volontaires effectués sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable dans une certaine limite: 10% des revenus professionnels nets - 37.680 € maximum - pour les salariés. Pour les travailleurs non-salariés (TNS), ce plafond atteint 88.911 euros. Cet avantage procure une économie d’impôt immédiate, d’autant plus puissante que la tranche marginale d’imposition (TMI) de l‘épargnant est élevée.

Enfin, ce gigantesque bas de laine profite également à l‘économie réelle: Bercy rappelle que « plus de 60% des actifs du PER» sont fléchés vers le financement des entreprises, dont une part significative dans le non-coté.

Mentions:

(1) Ministère de l’économie - « Épargne retraite: record battu pour le PER avec plus de 150 milliards d'euros d'encours au 4e trimestre 2025 et 12,9 millions de titulaires » - Lien .
(2) Cercle des Epargnants - « Les Français, l’épargne & la retraite » - Lien .

1 commentaire
  • 16:58

    Il faut abandonner le système par répartition, c'est un modèle de voleurs, une pyramide Ponzi qui est un système financier frauduleux.


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